Erik de Valmont-Chagny

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Erik de Valmont-Chagny

Message par Erik de Valmont le Mer 13 Aoû - 21:44

I) Informations générales

Nom :
de Valmont-Chagny
Prénom : Erik Antoine Philippe
Age : 25 ans
*Date de naissance : 1 janvier 1975
*Signe astrologique : Taureau

*Groupe Sanguin : AB
*Droitier ou Gaucher : Droitier

Poste du moment : Hem...Tant que Poudlard ne sera pas rouvert, je dirais... "Fantôme de Covent Garden" (ben oui, "Fantôme de l'opéra", c'est copyright !). Quand ça rouvrira, je me porte volontaire pour la chaire de Sortilèges !


II) Le physique

Hem ! Comment décrire Erik sans le mettre en rage ? Excellente question... Pour vous expliquer le pourquoi du comment, faisons un peu de généalogie, voulez-vous ?
Sa mère, Eve-Angélique de Chagny, descendait de la cantatrice Christine Daaé et de son époux, Raoul de Chagny - ou du moins officiellement. Mais, depuis la naissance d'Erik, une théorie - que l'on avait longtemps cru fumeuse - est ressortie : la lignée de Chagny serait en réalité issue de l'union de Christine et d'Erik, le Fantôme de l'Opéra. En effet, il y a un fait que Gaston Leroux n'a jamais pu connaître car le Persan lui-même l'ignorait : c'est que Christine Daaé, en cadeau d'adieu au Fantôme, a accepté de se donner à lui une fois. une seule et unique nuit, avant que celui-ci ne la laissât partir avec Raoul. Dans la famille de Chagny, on pensa longtemps que c'était une légende, car aucun des descendants de Christine ne parut porter la "malédiction" du Fantôme. Jusqu'à Erik...
Comme son terrible ancêtre, Erik est affligé d'un visage effrayant. Une véritable tête de mort, sans nez et aux lèvres si fines qu'elles paraissent absentes, et sa peau desséchée colle si étroitement à ses os qu'on dirait que plus aucune chair ne les sépare. Ses yeux sombres sont à ce point enfoncés dans les orbites que l'on ne peut voir leur regard de braise que dans la nuit la plus profonde. Sa silhouette est haute et squelettique, et ses mains, ses longues mains de pianiste, sont osseuses et blèmes. Oui, Erik, pour son malheur, est la réincarnation du Fantôme de l'Opéra.
Pourtant, si l'on parvient à soutenir cette vision d'horreur plus de quelques secondes, l'on s'aperçoit que les traits, sous la chair morte, sont harmonieux, que l'ensemble du visage, si l'on se donne la peine de reconstituer ce qu'il devrait être, est... beau, séduisant. Et, lorsqu'il porte son masque - un masque fait sur mesure, qui représente son visage tel qu'il devrait être - on se rend compte qu'Erik est le digne descendant de Jean de Valmont : séduisant, charmant, envoûtant. Ses cheveux noirs, soigneusement coiffés, lui donnent une certaine distinction, et ses vêtements, toujours très élégants, achèvent de lui donner une classe indéniable.

Style vestimentaire : Erik a une certaine préférence pour les vêtements Moldus, surtout pour l'élégance indéniable du smoking et de l'habit de soirée. Pour sa tenue "de tous les jours", il privilégie un pantalon et une chemise noirs et un long manteau de même couleur, plus, autour du cou été comme hiver, une étole roulée en écharpe, en cachemire blanc, qui a appartenu au grand amour de sa vie, aujourd'hui décédée, et son masque.
*Signe(s) particulier(s) :Vous ne croyez pas que son visage est déjà assez particulier comme ça pour qu'on n'en rajoute pas une couche ?


III) Le mental

Qualités : Il n'y a pas qu'au physique qu'Erik ressemble au Fantôme de l'Opéra : au mental également. Ses qualités sont essentiellement intellectuelles : vaste culture, grande intelligence, ingéniosité, imagination, vivacité d'esprit, excellente mémoire. Il a aussi quelques qualités dûes à son éducation : discrétion, politesse, voire galanterie, rafinement et goût artistique soigneusement formé. Du point de vue plus "personnel", des qualités dites "de coeur", le champ est plus restreint : c'est un jeune homme très charismatique, doté d'une sensibilité toute artistique, et capable, pour certaines personnes, d'être infiniment attentionné et d'une délicatesse inouïe. Quand on se donne la peine de percer un peu l'écorce, on s'aperçoit qu'au fond, Erik est capable de trésors de tendresse et de gentillesse. Mais il faut vraiment creuser... Ah ! et n'oublions pas son don pour la musique ! Car Erik, en plus d'être interprète et de posséder une voix à faire pâlir d'envie Andrea Bocelli et Luciano Pavarotti, se pique de composition ! et, ma foi, il s'en sort fort honorablement...

Défauts : Des défauts, Erik en a, comme tout un chacun, à la pelle ! L'ennui étant que, comme il ne peut pas compter sur son physique pour pallier ses manquements, ses défauts se remarquent d'autant plus !
Si l'on devait répertorier les plus importants, on pourrait dire : susceptible à l'extrême, renfermé, peu sûr de lui, facilement agressif car assez timide, colérique, peu patient (sauf dans certains cas), égoïste, souvent injuste et parfois carrément odieux, lunatique, maniaco-dépressif, jaloux, possessif, un peu parano sur les bords, rancunier, retors voire machiavélique, et totalement dénué de scrupules !
*Evolution du caractère : Il faut dire à la décharge d'Erik que les années et les évènements n'ont pas aidé à son épanouissement.? Alors que, de nature, c'était un enfant plutôt gentil, la malveillance chronique du monde à son égard, les injustices qu'il a subies tout au long de son enfance puis de son adolescence, ne l'ont pas aidé à développer une grande confiance en soi ou en l'humanité... Avec les années, il s'est replié sur lui-même, est devenu solitaire et agressif... On a constaté une amélioration de son caractère quand il a eu entre 15 et 20 ans, mais depuis, ça n'a fait qu'empirer !

*Trait(s) particulier(s) : sa grande timidité et l'habitude qu'il a de se faire perpétuellement agresser verbalement le rendent mal à l'aise en société, même si ses bonnes manières lui permettent de faire illusion. Et il est très susceptible, littéralement "à fleur de peau".

Ce qu’il aime : Erik est un passionné d'ingénieurie, comme son ancêtre. Il adore concevoir et réaliser un dédale de chausse-trappes, de portes dérobées, de passages secrets. Il se régale donc avec les vieilles demeures, où ce genre d'amusement ne manque pas. Il aime la froide humidité des caves et des souterrains, où la lumière du soleil ne passe jamais. Il aime l'hiver, le froid, la pluie et la neige, l'orage et le vent, bref, tout ce qui déprime les autres.
Et il aime la musique. Passionnément. Aveuglément. Comme on aime une femme. Il la pratique avec passion, et quand il joue, on croirait que sa vie en dépend. Il y met tout son coeur, toute son âme, et sa voix ferait pâlir Andrea Bocelli et Luciano Pavarotti si celui-ci était encore de ce monde ! (RIP) Erik est essentiellement pianiste, organiste et violonniste. Trois instruments qu'il maîtrise à la perfection. Mais il peut aussi se débrouiller honorablement avec une guitare. Il s'amuse aussi parfois à composer pour le plaisir. Il écoute un peu de tout, du métal au classique, en passant par la musique celtique, pour laquelle il a un faible, et, bien évidemment, l'opéra et le lyrique, dont il raffole.
Il est également très intéressé par tous les écrits publiés sur ses deux ancêtres, Jean de Valmont et le Fantôme de l'Opéra. Inutile de préciser que l'adaptation filmographique d'Andrew Lloyd Weber, avec son Fantôme à peine à moitié défiguré, l'a rendu passablement furieux et lui a arraché des commentaires au vitriol... Par contre, l'oeuvre de Gaston Leroux, bien que rédigée dans un style selon lui indigeste, lui est apparu comme un récit fidèle des évènements - ou du moins, en adéquation avec les témoignages de ses ancêtres.
Bien qu'issu d'une famille de Sang-purs, Erik ne méprise pas les Moldus, ni ceux que ses corréligionaires appellent des Sang-de-Bourbe. Il sait que les compositeurs et les écrivains les plus célèbres se comptent parmi les Moldus et de ce fait les respecte. Par contre, il évite au maximum de les fréquenter, les Moldus étant moins habitués que les sorciers aux physiques... particuliers, et donc plus cruels.

Ce qu’il n’aime pas :Paradoxalement, Erik se déteste avec presque autant de passion qu'il aime la musique. Il ne supporte pas de voir son propre reflet, et, ayant été trop souvent dans son enfance la cible de railleries et d'insultes, est devenu extrêmement chatouilleux sur la question de son apparence. Il déteste qu'on le sous-estime et qu'on le regarde de haut (ce qui est difficile, vu sa taille !). Rebelle, il ne vit que selon ses propres principes et entend disposer de sa liberté comme il l'entend. Il déteste la foule et la lumière, et de sentir sur lui le regard effrayé des gens. Et il hait de tout son coeur ceux qui ont tué le seul amour de sa vie : les Mangemorts. Mais ça, il ne le dira pas de sitôt...

Hobbies : La musique, évidemment (vous l'auriez deviné) et la lecture. Erik est un grand lecteur. Il faut dire que ça lui a permis de meubler de longues heures dans sa jeunesse...

*Tic(s) : quand il est énervé ou en colère, sa main droite se met à trembler sans qu'il puisse la contrôler.
*Phobie(s) : Erik a une peur panique... (merci de ne pas rire !) des oiseaux ! Autant les chauves-souris, pas de problème, autant les oiseaux... (j'en vois deux qui rigolent, là-bas, au fond !)


IV) La famille

Les tuteurs : Charles-Etienne, vicomte de Valmont, sorcier de Sang-Pur, lointain descendant du vicomte Jean de Valmont (1752-1782), tristement célèbre pour son libertinage. Homme intelligent, habile orateur, excellent manipulateur et grand dissimulateur devant l'Eternel, il est le responsable du Magenmagot du Ministère de la Magie français. Jouissant d'une immense fortune, ce n'est que pour s'occuper et eviter de sombrer dans l'ennui le plus profond qu'il a décidé d'occuper ce poste.
Eve-Angélique de Chagny, également sorcière de Sang-pur, fille du grand maestro Antoine de Chagny et de la diva Margarita Scala. Enfant unique, elle était la seule héritière de la fortune de Chagny. Elle descendait par son père de la cantatrice Christine Daaé et, officiellement du moins, de son mari Raoul de Chagny. Mais depuis la naissance d'Erik, on soupçonne qu'en fait la lignée de Chagny soit issue de l'union unique de Christine Daaé et du Fantôme de l'Opéra... Elle est aujourd'hui décédée.

Le(s) (demi)frère(s) et (demi)sœur(s) :Erik a un frère, Raoul, âgé de 22 ans, et une soeur, Christine, 19 ans.

*Maris/femme/enfants : Erik n'a jamais été marié. Mais il a profondément aimé une jeune fille pendant ses années d'école à Beauxbâtons. Elle se nommait Samarcande d'Amarrah. Elle était la seule femme à avoir jamais vu son visage sous le masque sans en être effrayée et sans l'avoir jamais rejeté. Et elle est morte, abattue par les Mangemorts, chez elle, à Jersey, pour avoir refusé de rejoindre leurs rangs.

*Autres : Deux autres personnes comptent énormément dans la vie d'Erik : le frère et la soeur de son père, François et Elisabeth de Valmont, respectivement son parrain et sa marraine.

Quelle relation entretient-t-il avec sa famille ? Sa mère est morte quand il était encore adolescent. Mais il entretenait avec elle une relation pour le moins tendue : elle ne supportait pas sa vue, et lui, s'il l'a aimée étant enfant, a été si souvent la cible de ses injures et de ses humiliations qu'il en est venu à la détester. Il s'entend très bien avec son, père et son frère et adore sa jeune soeur. Mais il n'a pas beaucoup de contacts avec eux depuis qu'il est parti de France pour l'Angleterre, afin de ne pas les mettre en danger. Quant à son oncle et sa tante, il est sans nouvelles d'eux depuis quelques temps, ce qui l'inquiète beucoup.


V) L’histoire

Lieu de naissance : Hôtel particulier de Valmont, Paris XVI, France

Habitation : Enfance, adolescence : Hôtel particulier de Valmont, Paris XVI, ou château du vicomté de Valmont, Bourgogne, France.
Depuis qu'il a quitté la France : Sous-sols de la Royal Opera House in Covent Garden, Londres, Angleterre.

*Parcours professionnel : Après la fin de ses études, Erik ne s'est guère préoccupé de son avenir : jouissant largement de la fortune paternelle, il a passé son temps à Valmont et à Paris, à assister à des concerts et à composer. Mais après la mort de Samarcande, il a repris sa vie en main de manière plus ferme, et a commencé à mettre son ingéniosité et son esprit retors au service de la Résistance, en truffant le sous-sol londonien de passages secrets, de portes dérobées et de chausses-trappes.

*Education reçue : Bien qu'issu d'une famille noble et de Sang-Pur, Erik n'a pas reçu la traditionnelle éducation anti-Moldus. C'est de son propre chef qu'il a décidé d'éviter au maximum les Moldus. C'est un ancien élève de Beauxbâtons, où il a fait une scolarité assez mitigée.

*Buts et ambitions : Un seul but : venger Samarcande. Une seule ambition : débarasser la terre des Mangemorts et de leur Maître.


VI) Autres caractéristiques

Alignement prit : Erik fait partie de la Résistance. Comme Ethel, il est sans couverture, mais, contrairement à elle, il est inconnu des Mangemorts. Il a entendu parler de la réouverture de Poudlard et espère infiltrer les réseaux ennemis par ce biais, en intégrant le corps professoral.

Idéologie : A dire vrai, aucune idéologie à proprement parler. Il se contente de souhaiter la fin des Mangemorts et la mort de Voldemort et de ses plus proches collaborateurs(trices) - de préférence dans d'atroces souffrances...

*Animal de compagnie : Un chat, efflanqué, nommé Mephistopheles.
* baguette magique : 25cm, noisetier, contient un cheveu de sirène
*Inventaire : Sa baguette, l'étole de Samarcande, son masque, une montre à gousset en argent offerte par son père, une chaîne et une croix également en argent données par sa soeur, un exemplaire du Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux, un autre des Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos, un médaillon dans lequel se trouvent le portrait de sa soeur et celui de Samarcande et l'alliance qu'il avait offerte à Samarcande.


Dernière édition par Erik de Valmont le Ven 22 Aoû - 11:47, édité 1 fois

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Re: Erik de Valmont-Chagny

Message par Erik de Valmont le Jeu 14 Aoû - 20:02

Histoire de sa naissance jusqu’à ce jour :

Naissance

  • Oh mon dieu !
    En entendant le cri de la sage-femme, Eve-Angélique de Valmont-Chagny relève la tête. Et pousse un cri à son tour. Le médicomage, dérouté, balbutie :
  • Euh... c'est un... c'est un... c'est un garçon... enfin, je crois...
    Alerté par les cris, le vicomte Charles-Etienne de Valmont entre précipitamment dans la chambre. Et, à la vue de son fils, s'écrie :

  • Seigneur ! Mais c'est un monstre !
    Mme de Valmont se met à pleurer. Est-il possible que cet enfant, SON enfant, la chair de sa chair, soit un tel monstre ? Et pourtant... Le vicomte s'est repris. Il ose prendre le bébé dans ses bras, l'observe attentivement.

  • Eve-Angélique, ma chère, je crois que nous allons devoir considérer comme véridique la légende qui court sur votre famille... Et je pense que nul plus que lui ne méritera le prénom d'Erik...


Enfance

10 septembre 1978


  • Félicitations, c'est un garçon !
    Le ton du médicomage est autrement plus réjoui que trois ans plus tôt, et le bébé qu'il dépose avec précautions dans les bras de sa mère pleure de manière autrement plus vivante... Mme de Valmont sourit, et le vicomte a l'air satisfait. On entend la porte s'entrouvrir et un pas léger sur le parquet...

  • Ah non ! Erik, sortez ! s'insurge Mme de Valmont.
    Mais le vicomte a un geste péremptoire pour faire taire son épouse.

  • Approchez, Erik.

  • Mais enfin...

  • Suffit. Erik, j'ai dit : approchez !
    Erik, trois ans, obéit. Timidement, il se penche au-dessus du bébé qui pleure. Les deux frères se regardent un court instant, puis le bébé se remet à pleurer de plus belle. Confus, Erik bat en retraite, tandis que sa mère vitupère :

  • Je le savais ! Je le savais ! Il ne pouvait que l'effrayer !
    Erik quitte la chambre en courant, les larmes aux yeux, tandis que son père tonne :

  • Eve-Angélique, vous êtes la pire vipère qui soit !
    Le soir venu, au repas, son père lui apprendra le nom du bébé. Raoul.


3 novembre 1978
    Le vicomte relève la tête. Une ritournelle, hésitante et sans cesse recommencée, résonne dans l'hôtel particulier. Intrigué, Mr de Valmont se lève et quitte son bureau pour se rendre dans la bibliothèque, où se trouve le piano. Il pousse la porte, pensant trouver son épouse au piano - ce qui serait surprenant, car celle-ci est toujours alitée, et la main qui joue n'est guère assurée - ou bien un elfe de maison qui aurait la fantaisie de s'octroyer un peu de temps entre deux tâches ménagères - auquel cas, Mr de Valmont s'apprête à lui passer un savon. Mais...

  • Erik ?
    Assis sur le siège trop haut pour lui, les jambes battant le vide, Erik, sourcils froncés et lèvres pincées, s'escrime sur le clavier, cherchant à retrouver une mélodie. Surpris par son père, le gamin sursaute et tombe. D'un coup de baguette, le vicomte le rattrape, le rassoit sur le siège et vient se placer auprès de lui.

  • Bien. Reprenons, voulez-vous ? Do, mi, sol...
    Erik lève vers son père un regard surpris. Puis a un sourire. Et sa main, tenue par celle du vicomte, retrouve l'air qu'il cherchait...


10 juillet 1981

  • Erik, Raoul, venez voir votre soeur.
    Erik se lève, cherche son masque du regard : la condition sine qua non pour qu'il soit toléré dans l'entourage de sa mère. Son père s'impatiente.

  • Suffit ! Pressez-vous ! Tant pis pour ce masque, votre frère a bien fini par s'habituer à vos traits, lui !
    Inquiet, tête basse, Erik obéit. Mais, par-devers lui, il songe que sa mère ne le laissera certainement pas entrer dans sa chambre sans masque... Elle a bien trop peur de lui...

  • Ah non ! Sortez tout de suite, vous m'entendez ? De hors, je ne veux pas vous voir dans ma chambre !
    Face à une telle colère, Erik bat en retraite, de nouveau au bord des larmes. Alors, le vicomte, silencieux, prend la petite fille dans son berceau et, sans un mot, quitte la chambre avec le bébé dans les bras, tandis que Raoul, du haut de ses trois ans, se plante devant sa mère et lui lance :

  • Messante, mère ! Messante avec Erik !
    Et, sur une grimace, il quitte la chambre à son tour, sur les talons de son père. Le vicomte, sa fille dans les bras, descend l'escalier et se dirige vers la bibliothèque, où Erik s'est encore une fois réfugié. D'un alohomora rapide, il déverrouille la porte et entre. Erik est assis au piano, le dos courbé, et ses mains reposent, inertes, sur le clavier.

  • Erik, dites bonjour à votre soeur.
    Erik se retourne. Dans les bras de son père, le bébé gazouille. Elle est jolie comme un coeur. Erik, en la voyant, a un sourire timide. Il descend du siège et s'approche. Son père s'est assis dans un fauteuil. Erik se penche sur la petite. Celle-ci s'arrête de gazouiller en le voyant... Erik craint qu'elle ne se mette à pleurer... Mais non, elle a un sourire, un de ces sourires si rares chez les nouveaux-nés.

  • Erik, Raoul, voici Christine.


14 juillet 1981

  • Répète !

  • Espèce de monstre ! T'es comme le monstre de Frankenstein, t'es aussi laid, tu fais aussi peur !
    BANG ! L'explosion fait se retourner tout le monde. On a juste le temps d'apercevoir le gamin roux s'envoler et traverser l'aire du jeu pour aller atterrir dans le bassin du parc. Seul, immobile, les poings serrés et le visage crispé par la fureur, les yeux flamboyants de haine, Erik tremble. Le gamin se met à hurler :

  • Mamaaaaaaaaan !!!
    Autour d'Erik, les gens commencent à parler, chuchoter, on recule, on a peur... Il faudra beaucoup de sortilèges d'amnésie pour effacer des mémoires la scène qui vuent de se dérouler... La découverte des pouvoirs d'Erik.


1er janvier 1982
    Le rideau tombe sur la scène. Dans la loge 5 de l'Opéra Garnier, Erik se dresse pour applaudir. Derrière lui, son Oncle François de Valmont et sa tante Elisabeth échangent un regard attendri. François se penche vers sa soeur et lui murmure à l'oreille.

  • Il est si facile de lui faire plaisir... Encore faut-il le vouloir...
    Elisabeth hoche la tête avec un sourire. Elle sait à quoi - ou plutôt à qui - son frère fait allusion. Sur la scène, les artistes reviennent pour saluer. Erik, rayonnant, se retourne vers son oncle et sa tante et se jette dans leurs bras.

  • Merci, merci, merci ! C'est le plus beau cadeau d'anniversaire qu'on m'ait jamais fait !
    Ce soir, entre son oncle et sa tante, Erik vient de découvrir ce qui sera sa plus grande passion : l'opéra.


1er Janvier 1986

  • Une lettre pour vous, Maître Erik.
    Erik, assis seul à la table du petit déjeuner dans le chateau de Valmont, arque un sourcil. Bien sûr, c'est son anniversaire mais son père, son frère et sa soeur sont au château, il ne devrait donc pas recevoir de courrier, sinon de son oncle paternel, François, et de sa tante, Elisabeth... Il ne reconnaît pas le cachet, et l'enveloppe est bleu ciel... Le garçon la décachète d'un trait d'ongle et la parcourt des yeux... Il manque d'en échapper sa tasse de chocolat (ben quoi ? il n'a que onze ans, je vous rappelle !) et se précipite à l'étrage, dans le bureau de son père.

  • Père ! Père ! La lettre de Beauxbâtons est arrivée !
    Le vicomte relève la tête de la lettre qu'il parcourait. Erik remarque tout de suite qu'il n'est pas comme d'habitude. Sa joie retombe.

  • Père, qu'y a-t-il ?
    Le vicomte reste un moment muet, puis laisse tomber :

  • Erik, il faut être fort... Votre mère... Votre mère est morte.
    Erik en reste sans voix, planté au milieu de la pièce. Malgré toutes les avanies qu'elle lui a fait subir, Erik aimait sa mère. Il sent les larmes rouler sous son masque.Il ne dit rien, mais lentement replie la lettre et hoche la tête. Il voudrait faire ou dire quelque chose pour aider son père... Mais il ne trouve rien. Alors, il tourne les talons et quitte la pièce pour le salon de musique. Là, il se saisit du violon abandonné sur une chaise et, debout, face à la cheminée, il laisse l'archet errer sur les cordes, à sa guise. Sa manière à lui de pleurer sa mère.


10 juillet 1986

  • Christine, ne courez pas !
    Erik rattrape sa soeur par la manche, juste avant qu'elle ne percute un groupe de sorciers qui discutent devant la vitrine de l'apothicaire. C'est la première fois que la petite fille vient sur l'Allée Verte, et toute cette agitation, tous ces objets presque inconnus l'étourdissent et l'attirent comme la lumière attire les papillons. Elle court partout, va d'une vitrine à l'autre, subjuguée et à grand-peine retenue par son père et ses frères.

  • Oh ! Des hiboux ! Père, S'il vous plaît, je veux un hibou !
    Le vicomte sourit.

  • Une autre fois, Christine. Aujourd'hui, nous nous occupons d'Erik.
    Mais Erik prend la main de sa soeur et entre dans la boutique.

  • Vas-y, Christine, choisis. C'est mon cadeau pour ton anniversaire.
    La petite fille lève vers son frère un regard extasié.

  • Vrai ?
  • Vrai.
    Elle se jette au cou de son frère et dépose une bise qui claque sur la joue du masque.

  • Merci, merci, merci, Erik ! Tu es le plus merveilleux des grands frères !
    Erik a un sourire à la fois heureux et timide et caresse les boucles blondes de sa soeur. Elle va en courant choisir une chouette effraie, tandis que le vicomte entre à son tour dans la boutique.

  • Vous aussi, Erik, choisissez ce qui vous fait plaisir.
    Le garçon hoche la tête et s'approche d'une cage. Il y a là un chat. Noir comme la nuit; maigre comme un fil. Alors que tous les autres animaux ont reculé à son approche, ce chat-là s'est au contraire avancé jusqu'au grillage de sa cage.

  • Ben ça, vous avez de la chance... Mephistophelès est plutôt sauvage avec les gens...
    Erik sourit.

  • C'est lui que je veux.
    Son père hoche la tête. Quand ils ressortiront de l'animalerie, Christine ployant sous le poids de la cage de sa chouette et Erik son chat dans les bras, les deux enfants seront rayonnants. Il ne restera alors plus qu'à aller chercher la baguette. 25cm, en noisetier, contenant un cheveu de sirène.


1er Septembre 1986

  • Erik de Valmont !
    Erik s'avance, sombre. Le voyage de Paris à Beauxbâtons ne s'est pas bien passé. Christine s'est mise à sangloter quand il est monté dans l'immense calèche, et Raoul ne paraissait guère plus heureux de le voir partir. Quant au vicomte et à François et Elisabeth, s'ils souriaient, Erik a bien vu que c'étaient des sourires un peu crispés. Il n'est pas idiot, il sait bien que sa famille a redouté autant que lui ce premier contact. Et ils n'ont pas eu tort. A peine dans la calèche, les commentaires des plus vieux ont fusé, et avec eux les moqueries. Poings et dents serrés, il a traversé la calèche d'un pas rageur pour aller se placer tout au fond, dans un coin isolé, d'où il n'a plus décollé jusqu'à l'arrivée...

  • Vous pouvez y aller, mon garçon.
    Erik relève la tête, surpris. Il n'a pas entendu quelle était sa Maison. Il se dirige vers la table où l'on applaudit le plus fort. Là, il ne déserre quasiment pas les dents. Il entend bien laver de manière éclatante l'affront qu'il a reçu...


3 décembre 1986

  • Mais pour qui il se prend, ce gamin ?
  • Ferme-la, Désécures ! C'est de Valmont que tu parles !
    Ce n'est pas sans une certaine fierté qu'Erik entend ces commentaires sur son passage. En seulement quelques mois passés à Beauxbâtons - et bien que n'étant qu'en première année - il a réussi à se forger une réputation solide et a à sa main - pour ne pas dire à sa botte - bon nombre des plus vieux et des plus influents élèves de sa maison, garçons et filles confondus. Grâce à son charisme et à quelques "tours oratoires" que lui a enseigné son père, Erik est devenu quelqu'un de populaire, qu'il est bon de se concilier, sous peine de représailles de sa part ou de la part des personnes qu'il a su rassembler autour de lui. Et on commence à chuchoter autour de lui que ses revanches sont aussi ingénieuses qu'implacables...
    Erik sourit sous son masque. Il a prouvé qu'il était le digne descendant du Fantôme. Il lui reste maintenant à se montrer un bon Valmont...


1er septembre 1987

  • Regardez-la ! On dirait la fille de Dracula !
    Le garçon à côté d'Erik s'esclaffe bruyamment et la gamine qui vient de monter sur le podium pour se faire répartir lui jette un regard flamboyant, avant de détourner la tête, le dos rond et les bras croisés sur la poitrine.
    Déjà, dans la calèche, Erik l'a remarquée, avec sa silhouette trop maigre, son attitude effacée et ses cheveux noirs qui lui cachent le visage mais qui ne parviennent pas à cacher l'éclat de ses yeux chaque fois que quelqu'un lui lance une pique. Pour la répartition, il a bien fallu qu'elle les écarte, et tout le monde a pu alors voir la balafre rouge sur la peau blanche.
    Erik a pitié. Ou plutôt, il se retrouve dans l'attitude de cette gamine, et les attaques lancées l'atteignent autant qu'elle. Alors, il saisit le poignet du railleur, exerce une lègère torsion. Le rire du garçon s'arrête net tandis qu'Erik laisse tomber à mi-voix :

  • Moque-toi encore une fois de son physique, ou du physique de n'importe qui, et je te ferai regretter d'être venu au monde. C'est bien compris ?
    L'autre hoche frénétiquemen,t la tête. Là-bas, sur l'estrade, la gamine a vu son manège et l'a compris. Et, tandis qu'elle se lève, elle se fend d'un vague sourire à son intention. Les autres autour de lui applaudissent. Elle descend de l'estrade, se dirige vers leur table. Il lui fait une place à côté de lui.

  • Erik de Valmont.
  • Samarcande d'Amarrah.
    Elle se sert d'un plat, juste une bouchée, pour donner le change, et ajoute, à peine audible :

  • Merci.
    Il ne répond pas. Mais il a l'impression qu'il va bien s'entendre avec cette gamine.


1er Septembre 1990

  • Raoul de Valmont !
    La blondinette qui lui tient le bras demande :

  • C'est ton frère ?
    Erik se contente d'un signe de tête. Il lance un geste d'encouragement à son frère. A sa gauche, Samarcande picore dans son assiette, sans lâcher Raoul des yeux. Elle laisse tomber :

  • C'est drôle, vous ne vous ressemblez pas du tout...
    Erik tourne la tête si brusquement qu'il s'en fait craquer les cervicales. Il s'apprête à répliquer froidement, quand la jeune fille lui coupe l'herbe sous le pied en ajoutant :

  • Ton frère est tout à fait quelconque.
    Erik reste sans voix. Au point qu'il n'entend même pas dans quelle maison est envoyé son frère. Et ce n'est que quand il le voit se diriger vers la table voisine qu'il réalise et revient sur terre. Alors, il retrouve l'usage de la parole et demande :

  • Ce qui signifie ?
    Et Samarcande de répondre :

  • Qu'il restera toute sa vie au stade du "mignon". Il n'atteindra jamais le grade de "beau". Parce que la beauté demande l'extraordinaire.
    Elle prend un verre et conclut :

  • Toi, tu pourrais prétendre au beau.
    Erik en reste bouche bée. Il est tenté de demander si elle se paye sa tête - ce serait le cas de le dire ! - mais il a appris que Samarcande était toujours sérieuse. Embarassé, ne sachant pas comment prendre la remarque, il préfère rompre les chiens.

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Erik de Valmont
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Re: Erik de Valmont-Chagny

Message par Erik de Valmont le Jeu 14 Aoû - 20:11

7 janvier 1992

  • Tiens, tiens, tiens, Amarrah...
    Erik relève la tête du livre qu'il parcourait. Dans le coin opposé de la pièce, Samarcande est à présent entourée d'une cour de dindes gloussantes et de crétins ricanants. A leur tête, il reconnaît les cheveux blonds et la silhouette déguingandée de Tibalt Castelnau. Erik referme son livre et va pour se lever et la rejoindre, quand il croise son regard. Un regard qu'il peut traduire en substance par : "si tu bouges, ne serait-ce que d'un milimètre, je t'arrache les yeux."
    Erik reste donc à sa place, mais ne quitte pas la scène du regard, prêt à intervenir au moindre dérapage. Là-bas, Samarcande referme posément son grimoire, non sans avoir marqué la page au préalable, et lève la tête vers le blondinet.
  • Tu as deux minutes pour parler, Castelnau.
    Le jeune homme a un haut le corps, puis laisse tomber, méprisant :
  • Cours de Potions. Demain. Je me mets à côté de toi.
    Samarcande n'a aucune réaction. Elle laisse filer un silence, puis demande, indifférente :
  • C'est tout ?
    Castelnau outré par son ton détaché, manque de s'étrangler et sa bande se rapproche dangereusement. Erik se lève alors.
  • Mademoiselle t'a posé une question, Castelnau.
    Le blondinet fait volte-face, reconnaît Erik, pâlit un peu. Il finit par répondre :
  • C'est tout.
  • Alors qu'est-ce que tu fais encore ici ?
    Tête basse, Castelnau bat en retraite. Et dès qu'il s'est éloigné, Samarcande lance :
  • Je suis tout à fait capable de me débrouiller seule !
  • Face à une demi-douzaine de personnes ? Tu présumes un peu de tes forces ! Même si tu as une certaine...habitude des situations désespérées, il ne faut pas tenter le diable...
    Samarcande hausse les épaules.
  • J'ai déjà un frère, je n'ai pas besoin d'un deuxième !
    Erik sourit.
  • Et si moi ça me plaît de jouer les grands frères ?
    Et, sans attendre la réponse de Samarcande, il retourne s'asseoir.


12 mai 1992

  • Tu n'as pas l'air bien...
    Eirk tourne la tête, un peu surpris. Il ne s'attendait pas à ce que quelqu'un l'ait suivi dans sa retraite sur les toits, et l'ombre de Samarcande l'a presque effrayé.
  • Je vais bien.
  • Pour un fils d'avocat, tu mens mal.
    Elle s'appuie sur le créneau et laisse errer son regard sur le domaine. Il fait doux, ce soir, mais elle frissonne.
  • Je n'aime pas le printemps. Il y a trop de monde dehors. J'aime mieux l'hiver.
  • Je sais, répond-il simplement.
    Il reprend sa contemplation songeuse. Puis, presque malgré lui, les mots sortent :
  • Tu te rappelles, il y a trois ans, quand mon frère est entré en première année ? Tu m'as dit qu'il ne serait jamais beau, parce que le beau demande l'extraordianire...
    Elle hoche la tête.
  • J'ai aussi dit que, toi, tu pouvais prétendre au beau.
  • Justement. Je n'ai jamais compris ce que tu voulais dire...
    Elle ne répond pas tout de suite. Elle se redresse, le regarde.
  • Ton frère n'offre aucune prise au mystère. Dès qu'on le voit, on sait immédiatement qui il est, d'où il vient, ce qu'il pense et ce qu'il deviendra. La beauté demande l'inconnu, le mystère. Toi, on est obligé de chercher, de fouiller, et de se heurter à des obstacles. Pour te découvrir, c'est une bataille permanente entre le vrai et le faux, l'apparence et ce qui se cache derrière.
    Elle se détourne et ajoute :
  • C'est ce qui me plaît chez toi.
    Il tressaille, croit avoir mal entendu.
  • Tu plaisantes ?
    Elle sourit - et son sourire est si rare, que c'est une réponse suffisante.
  • Tu sais bien que non. La plaisanterie n'est pas mon fort, tu m'en as déjà fait assez souvent la remarque.
    Il reste interdit. Puis il demande :
  • Samarcande, pourquoi sommes-nous amis ? Pourquoi restes-tu près de moi ? Moi dont tout le monde a peur ?
    Elle hausse les épaules.
  • Peut-être parce que je sais qu'en fait, il n'y a pas de raison d'avoir peur...
    Elle se tourne enfin vers lui et décroise les bras.
  • Je ne crois pas que tu aies besoin du masque, Erik.
    La phrase qu'il ne fallait pas prononcer. Erik la reçoit comme un coup de poing au creux de l'estomac et, subitement mis en rage, réplique :
  • Qu'en sais-tu ? hein ? Qu'en sais-tu ? Tu n'as jamais vu... Tu ne sais pas ! Ma propre mère ne supportait pas de voir mon visage ! Tu ne sais pas, tu ne peux pas imaginer ce qu'a été ma vie ! Les insultes et les moqueries, toujours ! Le rejet ! Alors quoi ? Enlever mon masque ? Pour que tout recommence ? Plutôt crever !
    Dans son esprit submergé par la rage, une idée cruelle germe.
  • Ou plutôt non ! Tu crois que je n'ain pas besoin de ce masque ? Tu veux donc voir ce qu'il cache ? Et bien regarde ! hurle-t-il en arrachant d'un coup le masque de son visage et en le jetant à terre. Regarde, Samarcande, puisque tu l'as voulu ! Contemple le descendant du Fantôme de l'Opéra ! Je suis beau, n'est-ce pas ? Un ravissement pour l'oeil !
    Il éclate de rire, un rire terrible, furieux, lourd d'ironie et d'amertume, qui s'achève en sanglots déchirants et s'écroule à terre, contre la muraille. Face à lui, Samarcande n'a pas bougé. Elle ne parle pas. Elle vient simplement s'agenouiller près de lui. Elle essuie les larmes de son visage, lentement, doucement, comme si elle craignait de lui faire mal, et le prend dans ses bras.
  • Pardonne-moi, Erik. Je ne voulais pas te blesser. Je...
    Elle se tait. Elle se contente de le serrer plus fort, appuie sa joue contre ses cheveux, attend patiemment que les sanglots s'apaisent. Elle le baise alors au front, et il s'aperçoit qu'elle aussi a pleuré. Elle essuie ses larmes du dos de la main, se relève, va ramasser le masque abandonné, le lui tend. Il le prend, et, dans le même geste, lui prend la main.
  • Samarcande... Je... Je crois que ... Je t'aime.
    Elle ne répond pas. Mais elle s'approche, et, timide, l'embrasse.


10 juillet 1992
    Le vicomte relève la tête du livre qu'il est en train de parcourir. A une table, Raoul et Christine disputent une partie d'échecs. Assis au piano, Erik joue. La jeune femme brune, assise à côté de lui, sourit tout en fredonnant l'air. Le vicomte a un sourire. Jamsi il n'a vu son fils si épanoui, si heureux de vivre. Il y avait longtemps qu'Erik leur parlait de cette Samarcande. Et, à seulement évoquer son nom, son regard s'illuminait. Alors quand il a demandé si la jeune fille pouvait venir passer quelques jours à Paris, chez eux, le vicomte n'a pas hésité. Et, en regardant son fils, qui guide à présent la main maladroite de la jeune femme, le vicomte sait qu'il n'a pas à le regretter.
    Ce soir, pour l'anniversaire de Christine, Erik et Samarcande improviseront une sorte de feu d'artifice magique, pour faire plaisir à la fillette et Christine se jettera au cou de son frère et de la jeune fille. François et Elisabeth, venus pour diner, constateront avec un plaisir étonné le bien-être d'Erik.
  • Il y avait longtemps que je ne l'avais pas vu aussi heureux... remarquera François...


1er septembre 1993

  • Christine de Valmont !
    Erik, Raoul et Samarcande ont littéralement escorté Christine jusqu'au dernier moment, et l'ont quittée que dans la file d'attente, avant de rejoindre leurs tables respectives. Erik a Samarcande à son bras et, en cet instant, est le plus heureux des hommes. Depuis qu'ils sont ensemble, il a le sentiment d'évoluer en permanence sur un petit nuage. L'amour rend beau, dit-on. Peut-être pas à ce point-là, mais au moins, on ne lui fait plus de réflexions...
    A table, alors que Christine passe à la répartition, Smarcande lui prend la main. L'un comme l'autre espèrent que Christine n'échouera pas dans leur Maison : elle est bien trop fragile pour ça. Pour survivre correctement dans leur Maison, il faut être "armé"...
    Par chance, Christine est envoyée dans le Maison de raoul. Là, elle sera bien. Et puis les gens sont prévenus : Christine a pour veiller sur elle ses deux frères et Samarcande...


1er juillet 1994
    Le rideau tombe sur la scène de l'Opéra Garnier. Pour fêter la fin des années d'école de Samarcande, Erik l'a invitée à assister à une représentation du Faust de Gounod. Et alors qu'elle se lève pour applaudir, Il vient se placer derrière elle et l'enlace. Elle sourit, laisse aller sa tête sur son épaule.
  • Merci Erik. C'était vraiment magnifique.
    Il sourit, ne répond rien. La soirée n'est pas finie. Il l'emmène à présent dîner dans un restaurant sorcier des bords de Seine. Dîner fin, Erik y tient. Le meilleur restaurant de Paris ! Ils parlent. De tout, de rien. Le plus souvent, ils se taisent. Ils sont de ceux qui n'ont pas besoin de mots. Le sourire de Samarcande, ce sourire si rare, Erik le savoure comme il savoure le repas. Et comme il savoure la surprise qu'il a réservée a Samarcande.
    Minuit, enfin. Erik, soudain mystérieux, prend la main de Samarcande et l'entraîne à l'aveuglette dans les rues de Paris. Par des tours, détours et contours, il l'emmène à la porte qui mène à la Salle à Manger du Lac, sous l'Opéra. Il la fait asseoir dans la gondole qu'il dirige d'une main sûre sur le lac, comme s'il avait fait ça pendant des siècles.
  • Ne regarde pas... Pas encore...
    Toujours les yeux fermés, elle le suit docilement. Il l'aide à se diriger, la fait asseoir... Puis il a un geste formidable et, de sa baguette, allume toutes les chandelles de la vaste salle. Sur son piedestal, trône le vieil orgue, que les années n'ont pas pu désacorder. Erik s'y assied et ouvre sur le pupitre la vieille partition à-demi effacée. Il attend encore une seconde, hésite. Il sent son coeur qui bat.
    Puis ses mains s'abattent sur le clavier et plaquent les premiers accords. Derrière lui, Samarcande frissonne. Il se met à jouer, à jouer... il met tout son coeur, toute son âme dans ce morceau, ses mains courent maintenant seules sur le double clavier, retrouvant les notes enfouies dans sa mémoire, dans la mémoire du Fantôme de l'Opéra. Don Juan Triomphant, la partition maudite du Fantôme. Erik le Fantôme joue pour Christine Daaé, Erik de Valmont joue pour Samarcande d'Amarrah. Pour l'Amour d'une femme.
    Samarcande s'est levée et lentement l'a rejoint. Elle tremble de tous ses membres et pourtant, elle n'a pas peur. Elle regarde l'orgue qui vibre, qui semble animé d'un souffle propre, elle regarde la salle illuminée et le lac noir. Elle regarde Erik comme Christine regardait le Fantôme avant d'avoir vu son visage. Elle s'assied à ses pieds et referme les yeux, se laisse emporter par cette musique surnaturelle.
    Enfin, les derniers accords s'achèvent, et Erik reste un long moment immobile. Il lui faut le temps de retrouver ses esprits. Son regard se pose sur Samarcande, qui le contemple. Elle sourit. Il lui rend son sourire.
  • J'ai tout retrouvé, Samarcande.
    Elle hoche la tête. Il sort alors de sa poche un anneau.
  • Il l'avait offert à Christine. Et par cet anneau, il lui avait demandé d'être sienne. C'est à toi aujourd'hui que je l'offre. Et c'est à toi que je demande aujourd'hui d'être mienne.
    Samarcande sourit et se relève. Elle lui tend sa main. Il s'agenouille alors et passe l'anneau au doigt de la jeune femme. Et, quand il se relève, elle lui ôte son masque pour l'embrasser.


12 février 1995

  • S'il te plaît, Samarcande, n'y vas pas ! Je... J'ai un mauvais pressentiment.
  • Erik, je ne peux pas ne pas y aller ! Il s'agit de mon frère, tout de même.
  • Pour ce qu'il a été présent dans ta vie...
  • Il a été suffisamment souvent présent pour m'éviter bien des problèmes, étant jeune. Il se fiance, Erik, je dois être là ! Après tout, il est bien venu pour nous...
  • Attends au moins que je sois remis pour que nous partions ensemble...
  • Erik, tu dois me rejoindre deux jours après ! Ne t'inquiète donc pas inutilement, tout va bien se passer.
    Elle sourit, prend son visage entre ses mains et dépose un baiser sur son front.
  • Nous ne resterons pas longtemps séparés. Tiens, pour que tu penses à moi pendant ces quelques jours... ajoute-t-elle en ôtant son étole de cachemire blanc, qu'elle roule et lui noue autour du cou.
    Elle sourit tendrement.
  • Rappelle-toi bien ce que je vais te dire, Erik : quoi qu'il advienne, tant que tu penseras à moi, je serai toujours près de toi, quand bien même le Styx nous séparerait.
    Il ne répond pas, mais la serre plus fort encore dans ses bras. Et quand elle partira, ce soir-là, il aura un pincement au coeur et ne boule au creux de l'estomac...


20 février 1995
    MASSACRE A JERSEY
    Macabre découverte qu'a fait hier matin la Brigade des Aurors de l'île de Jersey au château d'Amarrah.
    Les Aurors ont en effet retrouvé les cadavres du châtelain, le marquis Angelus d'Amarrah, 50 ans ; de son épouse Alienor, 40 ans ; de leur fils, Tiernvael, 22 ans et de sa jeune fiancée, Ludowika Hoffen-schnitzel, 18 ans ; de leurs deux filles, Samarcande, 19 ans, et Blodwan, 16 ans ; et de Stefan Hoffen-schnitzel, 18 ans, frère jumeau de LUdowika.
    La famille était rassemblée pour célébrer les fiancailles de Tiernvael et Ludowika : Blodwan était arrivée l'avant-veille de Beaux-bâtons, sa soeur Samarcande, le matin même de Paris, où elle résidait avec la famille de son fiancé, Erik de Valmont. Lequel était attendu pour aujourd'hui, ayant été retenu à la capitale pour raisons médicales.
    Les Aurors ont refusé de communiquer leurs informations, mais il semblerait, d'après les témoignages, qu'un groupe de personnes, à la tête duquel on a remarqué notamment une femme, soit entré dans la propriété, et y serait resté quelques heures, avant de se volatiliser, non sans laisser, flottant au-dessus du château, une ombre de sinistre mémoire : la Marque noire. Toujours d'après les témoins, il semblerait que le signalement de la femme qui menait l'expédition correspondrait étrangement à celui de la toute récente évadée d'Azkaban, la redoutée et redoutable Lempicka Ledermann. Les Mangemorts reviendraient-ils, finalement ? L'avertissement lancé l'an dernier par Harry Potter "le Survivant" serait-il donc véridique, en définitive ?
    Erik de Valmont, contacté par nos services, s'est refusé à tout commentaire, et sa famille forme barrage autour de lui. Citons son père, le vicomte Charles-Etienne de Valmont, responsable du Magenmagot français :
    "Erik a été très durement touché par la nouvelle, comme nous tous. Nous espérons que les Arors anglo-normands accepteront l'aide de leurs collègues français et anglais afin de retrouver et d'arrêter ceux qui ont commis cet acte inqualifiable."
    Mr de Valmont, visiblement touché par le décès de sa future belle-fille, n'a pas souhaité s'étendre plus sur le sujet.
    (...)


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Re: Erik de Valmont-Chagny

Message par Erik de Valmont le Sam 16 Aoû - 0:23

Quand Erik reprit ses esprits, il était le seul survivant sur les lieux. Ses deux agresseurs, deux Mangemorts dans ses âges, fraîchement estampillés, gisaient sur le sol. Comme toujours lorsqu'il frôlait la mort de près, Erik avait vu défiler devant ses yeux toute sa vie. Jusqu'au jour où elle s'était arrêtée.
Il se redressa péniblement. Chaque muscle, chaque nerf de son corps était à vif. Il avait gagné, mais ça n'avait pas été sans mal. S'appuyant d'une main au mur, il entreprit de regagner les profondeurs labyrinthiques de Covent Garden. Dieu merci, les trappes et les passages secrets qu'il avait installés lui raccourcissaient kle chemin. Il ne mit pas longtemps à regagner son repaire, inaccessible pour tout autre que lui.
D'un meuble, il tira un flacon de potion de soin, qu'il vida d'un trait. Alors, il se laissa tomber dans un fauteuil, devant le feu magique qui réchauffait et éclairait la pièce.
Les souvenirs en amenant d'autres, il se surprit à son ger à ce qu'avait été sa vie depuis la mort de Samarcande...



  • La nouvelle l'a plongé dans une telle douleur, qu'on craint qu'il n'ait perdu l'esprit. Il ne vit plus, reste prostré à longueur de temps et ne sort de sa torpeur que pour hurler sa rage et s'auto-mutiler, ou se plonger avec frénésie dans Dom Juan Triomphant. Parfois, il lui parle, comme si elle était encore là, et lui reproche de ne pas avoir tenu sa promesse.
    François demeure sombre. Il finit par laisser tomber :
  • Croyez-moi, Charles, ça n'aura qu'un temps. Viendra un moment où il prendra vraiment conscience qu'elle est morte. Et là, une seule chose le tiendra : son désir de vengeance.
  • Je vais partir.
    Elisabeth hoche la tête.
  • Je m'en doutais. Tu sais qui ?
    Erik se sent étrangement calme en parlant avec sa tante. Elle est la seule auprès de qui il ressente un tel apaisement. Elisabeth a toujours été de ces femmes qui, par leur seule présence, apportent le réconfort.
  • Je sais qui et pourquoi. Et je sais que je veux la retrouver et lui faire payer au centuple.
  • Il n'y a qu'un moyen pour cela...
  • Je sais. Je m'y emploierai.
    Erik est déterminé. Il tuera Lempicka Ledermann. Mais auparavant, il veut qu'elle souffre autant qu'il souffre. Et pour cela, il sait qu'il doit tuer Voldemort avant elle.


Erik regarda sa main qui tremblait. Un tic qu'il avait conservé suite à la mort de Samarcande. Il serra le poing pour essayer de le maîtriser. Cela ne fit qu'empirer les choses.

    Il a quitté la France. Il vbit à présent à Londres. Il a réussi à entrer en contact avec le chef de la Résistance, un jeune homme nommé Eos Kintefour. Et il lui a proposé ce qu'il avait à offrir : ses talents en matière de sorcellerie, et ses connaissances en ingénieurie. Et il lui a offert de faire du sous-sol de Londres, du métro et de tous les souterrains un labyrinthe inextricable pour tous ceux qui n'en auraient pas une connaissance parfaite, à commencer par les Mangemorts. Kintefour a demandé des preuves. Et Erik lui en a apporté, en transformant les caves et les sous-sols de la Royal Opera House de Covent Garden en véritable dédale digne du réseau qui court sous l'Opéra Garnier : Erik de Valmont a reproduit à Londres ce que son ancêtre avait fait à Paris...


Erik se releva, tira du col de sa chemise un petit médaillon. A l'intérieur, il y avait deux portraits : Sa soeur Christine, et Samarcande. Il déposa un baiser sur le médaillon et le serra dans sa main, longtemps. Pour l'avenir de l'une et en souvenir de l'autre, il tiendrait sa promesse. Il tuerait Lempicka Ledermann de sa main.

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Re: Erik de Valmont-Chagny

Message par Invité le Dim 17 Aoû - 19:19

vous allez finir par me faire devenir chèvre tous !!!!

Naaan, mais j'en ai marre d'avoir des résistants fous à lier !!

Nan, plus justement, cette fiche est validé, le joueur, accepté... et pis... advienne que pourra !!!


Voici voilà... vous serez donc résistant parmis les résistants !!


Bienvenue sur LSD !!

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Re: Erik de Valmont-Chagny

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