Un nouvel habitant dans ce bar

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Un nouvel habitant dans ce bar

Message par Aneliese De Bofrand le Dim 2 Nov - 12:42

Aneliese s’était levé de bonne heure, de bonne humeur en ce délicieux matin de 1er Janvier. Pourtant elle avait un joli mal de crâne … La nouvelle année avait été fêtée de façon un peu trop insistante à son goût. Aussi, malgré sa décision de se lever de bonne heure (bonne humeur), la jeune patronne avait bien vite refermer à nouveau son épaisse couette sur son corps frigorifié et s’était empressée de se remettre à ronfler telle une turbine. Ce programme convint à merveille à son compagnon de lit, un jeune chat gris à poils longs qui l’accompagna dans son concerto pour ronflements en la mineur.

Un sixième sens força la paupière droite d’Aneliese à se soulever, dévoilant une prunelle d’un bleu resplendissant mais glacé. Le jour, froid lui aussi, passait au travers des lourds rideaux à imprimés rayés. Ce détail acheva de confronter Aneliese à la première mauvaise nouvelle de la journée : elle s’était rendormie, ratant son premier objectif (se réveiller de bonne heure pour ceux qui n’aurait pas suivit). Elle se tourna vers la droite et braqua deux yeux mal réveillés et encore un peu collés par le sommeil de plomb qui l’avait maintenu prisonnière sur la pendulette … 13H41 … Tout compte fait elle s’est tirait bien. En ce lendemain de fête, le bar n’ouvrait ses portes qu’à 15 heures. Une chance … tout compte fait, c’était tout à fait normal qu’après une nuit entière à faire la bringue, l’on n’ouvre pas à 10 heures. Un rapide calcul mental permit à Anie de comprendre que si le bar avait ouvert à 10 heures, elle n’aurait eut qu’une pauvre heure ½ de sommeil.

Fière de sa cervelle, opérationnelle pour une fois, la jeune femme se mit sur son céans avant de prendre conscience du froid de canard qui régnait dans sa chambre. Elle frissonna, gronda comme un chat mécontent, réveillant de ce fait son copain à moustaches, puis se glissa hors du lit, tâtonnant pour trouver ses pantoufles velues. Elle les enfila, passa aussi une robe de chambre (tenant plus de la combinaison intégrale pour le ski que de la robe de chambre d’ailleurs). La salle de bain fut sa première escale. La douche brulante l’accueillit en son sein durant quinze longues minutes. Elle finit par retrouver sa chambre, ou elle enfila une robe noire ceinte d’un tablier blanc décoré de dentelles, de babies compensées et de gros collants de laine.

Elle sortit de ses appartements, descendit l’escalier qui la ramenait au niveau du bar et, entra dans celui-ci. Curieusement, aujourd’hui, son premier réflexe ne fut pas le gin tonic ou le whisky coca mais un bon petit café bien corsé ! D’un coup de baguette, elle mit la machine en route et celle-ci se remplit toute seule d’eau et de café. Une tasse vola d’elle-même pour se ranger sagement. Un ample mouvement de baguette força les chaises à descendre des tables et à se ranger sagement. Les, décorations du nouvel an disparurent d’un autre coup de baguette, de même que les sapins verts, aux décorations dorées. Aneliese finit par prendre son café et a s’installer à une table, contemplant par la fenêtre de gauche la neige qui battait les carreaux. Il ne faisait pas beau et, la patronne n’aimait la neige que pour les fêtes de noël, pas après. On aurait, pourtant, dit que plus l’Angleterre s’enfonçait dans ses conflits plus le temps se maintenait au maussade.

Tout le temps qu’elle but son café trop fort, elle resta le regard perdu dans le vague, une légère nostalgie dans ses yeux glacés. D’un mouvement souple du poignet, la tasse retourna dans l’évier et se lava d’elle-même. Elle, remonta l’escalier et fit un détour par la pendule. 14H25. Elle ne s’était pas pressée, pourtant, elle avait un sacré monceau de tâches à faire. Notamment, vérifier si la chambre pour son neveu était parfaite. Elle continua à grimper. Malheureusement, l’adolescent devrait avoir une chambre sous les toits. Aneliese s’était, cependant, surpassé pour lui faire un lieu d’habitation agréable.

La chambre, toute dans les tons beiges et ciel était spacieuse même si le toit incliné mangeait beaucoup de place. Le sol était recouvert d’une épaisse couche de tapis couleur crème, les murs étaient lambrissés sur tout le côté incliné et, sinon beiges avec des plinthes ciel. Le lit était un immense baldaquin deux places escortait par deux tables de nuit (une de chaque côté). Une armoire, des étagères, une commode, une table basse, un canapé, deux poufs et un miroir complétaient l’attirail. Sans oublier, bien sûr, la petite salle de bain se situant juste à côté de la chambre.

Bon, la chambre était bien, elle n’avait pas de soucis à se faire de ce côté-là. Aneliese repartit dans l’autre sens, en se demandant ou étaient ses deux employés paresseux. Elle avait pourtant prévenue ! Rajustant une mèche noire derrière son oreille gauche, la jeune femme rentra à nouveau dans le bar. D’un mouvement de baguette, elle alluma les lampes qui dévoilèrent une lumière douce et chaleureuse, elle alluma aussi le poste qui se mit à défiler une partition musicale douce et tranquille. Dicton : ne rien mettre de fort après une soirée trop arrosée sinon attention aux nerfs qui risquent de craquer et à la tête qui aura tendance à exploser !

Elle se dirigea ensuite vers la gare, choisit un assortiment de bouteilles qu’elle remonta et, commença à installer le bar, rangeant les vers propres, ajoutant les bouteilles neuves. Quinze heures sonnèrent. Aneliese regardait fréquemment l’horloge mut par une excitation de petite fille.
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Re: Un nouvel habitant dans ce bar

Message par Ingell Nielen le Lun 3 Nov - 23:47

Ingell lâcha la vieille bouteille de plastique bleu pâle, ses genoux flageolaient, s’entrechoquant dans un rythme, s’il avait été musical, qui aurait été plutôt entrainant, curieusement, cependant, il n’était pas tombé. Une bonne chose qui lui avait évité de se ridiculiser devant les rares passants marchant bien vite sous cette triste fin d’après-midi d’une Angleterre enneigée.
Le souffle toujours un peu coupée par la drôle de sensation qui provoquait le voyage par portoloin, il ne put s’empêcher de se toucher le nombril et de le gratouillait. Il avait l’impression qu’on venait de le lui percer et qu’un crochet en fer était coincé à l’intérieur du trou. Pourtant, bien que la sensation qu’éprouvait Ingell paraisse désagréable, le jeune homme n’éprouvait en rien cette affirmation. Bien au contraire, il ressentait une point d’excitation, ce mode de locomotion lui plaisait.

Un homme voulant rentrer dans le bar le bouscula sans aucune gêne, marmonnant des insultes dans sa barbe et referma la porte en la claquant. Ingell, les sourcils froncés attrapa la poignée de sa grosse malle et passa la porte de verre dépoli derrière laquelle le rustre personnage venait de disparaître. La porte était dure à pousser et, Ingell dut s’appuyer sur sa valise pour prendre un meilleur appui : le sol glissait.
Il entra, immédiatement l’atmosphère floconneuse, glacée et étouffante du dehors laissa place à une ambiance enfumée, bruyante et bondée. Le bar de sa tante, spacieux tout de même, était encombré de monde, des sorciers de tous âges et des deux sexes, parlant forts, criant parfois. Certains, le nez plus rouge que les autres allaient jusqu’à brailler des chansons que de chastes oreilles ne devraient pas écouter !
Pourtant, cette ambiance paraissant, au premier abord, d’une anarchie sans nom, parut plus claire à Ingell après plusieurs minutes d’observation. Il remarqua que le climat de peur était omniprésent, les gens parlaient avec leur groupe, ces groupes ne se mélangeaient pas. Même lorsqu’un ivrogne renversa un verre de vin sur un jeune homme à la resplendissante robe noire, celui-ci se contenta d’hausser des sourcils et de nettoyer sa robe sans dire un mot. Chacun avait peur de son voisin. En effet, tout le monde pouvait être suspecté d’être un mangemort et, dans ce cas, si la personne qui faisait partie de ce groupe se trouvait insultée, c’était tout le groupe qui vous tombez dessus.

Une femme en robe de soubrette, un petit tablier bordé de dentelle à la taille, un large plateau garni sur une main et un torchon dans l’autre se frayait un chemin au travers de cette cohue braillant. Aneliese. Il la reconnaissait facilement car, elle et sa mère se ressemblait plutôt. Il reconnaissait les fossettes, les lèvres pleines, les yeux bleus rêveurs mais glacés et le visage en forme de cœur. Là s’arrêtait, cependant la ressemblance. Aneliese était plus grande et plus élancée que sa mère et ses cheveux noirs, bouclés était coupés courts, conférant un air juvénile à son visage.
Elle nettoya le verre que l’alcoolique avait renversait, s’excusa auprès du client arrosé et resservi un verre au pochtron qui gueulait. Elle continua sa tournée avant de retourner derrière le comptoir. Elle n’avait pas fait attention à lui. Ingell eut une grimace. On racontait beaucoup de choses sur cette sacrée tante dans sa famille. Enfin, Aneliese n’était pas véritablement sa tante mais, c’était comme ça qu’on lui avait demandé de l’appeler. Apparemment sa mère et elle, s’entendaient bien lorsqu’elles étaient à Poudlard, dans la même maison, avec une année d’écart.
Ingell se rappelait pourtant de son père la traitant d’ »alcoolique irresponsable », de « tenancière d’un établissement miteux et infréquentable », « d’idiote à la cervelle ramollie par des amis de la basse société » … Il en avait des dizaines comme ça, pourtant, les deux fois ou Aneliese était venue leur rendre visite, il lui avait offert un affreux sourire hypocrite.

Soupirant, il s’approcha du comptoir, tirant sa grosse valise derrière lui, plusieurs regards se posèrent sur sa personne. Il se força à sourire quand les prunelles de sa tante rencontrèrent les siennes. Son sourire était un peu coincé, timide.


« Bonjour Aneliese, c’est moi, Ingell. Je te remercie de m’accueillir chez toi ! »

Il resta en rade, les bras ballants, les joues rouges, ne sachant trop que faire. Il se demandait un peu ce qu’allait être la réaction de sa tante, pas qu’il ait peur mais, si elle était aussi cinglé que ce que son père le prétendait, il allait souffrir ces prochaines années.
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Re: Un nouvel habitant dans ce bar

Message par Aneliese De Bofrand le Mer 26 Aoû - 9:38

Aneliese commençait à être débordée, il était prêt de dix-sept heures et, il lui restait encore deux heures avant de pouvoir fermer boutique. Elle était seule, Olive ne s’étant pas présentée à l’heure et Kruu séchant consciencieusement le travail depuis près d’une semaine. Aneliese se sentait un peu découragée, en ces temps troublés il était si dur de garder des employés ! Quand ils n’étaient pas tués, ils quittaient l’Angleterre ou s’engageaient dans un ordre …

D’un pas habile et sûr, tenant son plateau à bout de bras, la serveuse se faufila entre les client, sans rien renverser. Elle servit les consommations à chacun avant de retourner derrière son comptoir, pensive et fatiguée. Qu’elle plaie que la guerre tout de même ! A cause d’elle, la jeune femme se retrouvait obligée de tenir son bar seule ! En plus, son « neveu » n’allait pas tarder à arriver !

Il est vrai que le discours d’Aneliese était des plus égoïstes ! Se lamenter ainsi sur son sort alors que la guerre ravageait le pays, tuant des milliers d’innocents, détruisant la belle économie anglaise … c’était mesquin et vil. Pourtant, Aneliese ne pensait pas à mal, en ce moment, elle se sentait juste découragée par son dur travail. Tenir un bar était éreintant et, en plus, ses serveurs l’avaient abandonnée ! Rêvassant, elle entreprit de nettoyer les verres sales qui trainaient derrière le comptoir. Elle ne vit pas, de ce fait, la porte s’ouvrir sur un jeune garçon accompagné d’une grosse valise.

Ce fut la petite voix timide et enrouée du jeune homme qui lui fit relever les yeux. Ingell avait une longue chevelure argentée et une peau dorée. De petite taille, il devait être moins grand que Aneliese. Il se tenait, timide, ne sachant trop ou se mettre. Elle eut un sourire fatigué, un peu crispé. Lorsque sa « sœur » lui avait écrit pour lui dire qu’elle lui envoyait son gamin, Aneliese avait tout fait pour la faire changer d’avis ! Etre à l’étranger avait ôté le bon sens de la tête de son amie … Londres était l’endroit le moins sûr au monde et, Aneliese connaissait le caractère tête brulée du jeune homme. Il était, de ce fait, encore plus impensable que le gamin vienne ici. Pourtant, Isabelle avait refusé d’en démordre. Et pourquoi ? parce qu’elle avait entendu une stupide rumeur selon laquelle Poudlard allait rouvrir ses portes et, elle souhaitait que son gamin aille dans l’école la plus prestigieuse d’Europe. Aneliese avait eut du mal à s’empêcher de lui assener la triste vérité que si Poudlard rouvrait ce serait avec des mangemorts à sa tête.

Ainsi, la londonienne n’avait pu faire changer d’avis à son amie têtue. Elle se retrouvait donc avec son gamin adoré sur les bras, gamin sur lequel elle devrait veiller comme à la prunelle de ses yeux jusqu’à ce que Poudlard rouvre … ce qui risquait de prendre des années au train ou allaient les choses.

Il y avait un autre problème, plus immédiat. Comment allait faire Aneliese pour accueillir convenablement son neveu alors qu’elle était coincée derrière le comptoir ? Elle fronça les sourcils, embêtée, et se promit de tuer kruu le jour ou elle le chopperait. En attendant cette jouissance, elle décida de faire contre mauvaise fortune bon cœur, sortit de derrière son comptoir et vint enlacer son petit pensionnaire.


« Bonjour Ingell, je suis contente de te voir ! tu as fait bon voyage ? Il va y avoir un soucis, mes employés ne se sont pas présentés au travail aujourd’hui et je suis donc seule … Accepte tu de m’aider jusqu’à la fermeture ? »

Sans attendre la réponse du jeune homme, elle prit sa valise et la ramena derrière le comptoir. Puis, elle attendit sa réponse, un sourire avenant scotché sur le visage, l’esprit toujours perdu dans ses sombres pensées.
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