Une matinée calme... ou pas. [Libre]

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Message par Minerva McGonagall le Ven 3 Juil - 13:12

Cela faisait deux années que Minerva avait prit quartier au 12, Square Grimmaurd. Elle avait abandonné la petite cabane de l'île de Sule Skerry, au nord de l'Ecosse, mais y envoyait souvent les membres de l'Ordre surmenés, ainsi que certains membres de la Résistance en qui elle avait confiance. Il était 8 heures, et elle ouvrait les yeux. Elle avait élu "domicile" dans l'ancienne chambre de Sirius III Black, son ancien élève, qu'elle avait mal jugé. Elle regrettait amèrement, mais cela ne changerait rien. Elle avait décidé de continuer à vivre, et à se battre pour qu'ils ne soient pas morts en vain, tous. Souvent, elle allait dans la chambre de Regulus, le Serpentard, Mangemort, qui pourtant s'était retourné contre son maître quelques temps avant sa mort.
Minerva n'avait plus de nouvelle de Kreattur, Winky et Dobby, lees elfes de maisons libres restés fidèles à Harry J. Potter après son meurtre.
La nouvelle gardienne du secret de l'Ordre était étendue sur son lit, les yeux grands ouverts. Les temps étaient durs. Après la mort de Harry, elle était devenue l'une des personnes à abattre dans l'urgence. Actuellement Remus était en Roumanie, et Minerva espérait qu'il ne lui arrive rien de trop grave, à la jeune Boceliand non plus. Quant à Stendford, il lui fallait statuer sur son cas, et décider ce qu'il en était, au cours d'un entretien avec Remus, et sûrement Mercy ou Sarajeez, peut-être demanderait-elle à Ethelredhea ou à Alwina de se joindre à eux. Car même si elles ne faisaient partie de l'Ordre, elle étaient souvent de bon conseil. Mais elles avaient aussi à s'occuper de la Résistance, qui était sans chef depuis maintenant quelques jours.

Minerva se décida enfin à se lever. Malgré son âge avançant, elle était toujours aussi vive en duel. Elle n'était pas grande magicienne, mais, elle savait comment échapper au vieux Tom, qui avait prit le pouvoir, il y avait déjà trois ans. Enfilant sa robe de sorciere vert émeraude, elle se regarda dans le miroir, et, dans un sourire simple, elle sortit de la pièce, toujours marquée au nom de Sirius.

**SI seulement Albus n'était pas mort... **


Mais Albus était mort et enterré, ce n'était que la triste réalité des choses. Descendant les escaliers, rapidement mais légèrement pour ne pas réveiller ceux qui étaient restés là pendant la nuit, Minerva se tenait prête à l'éventualité ou les rideaux cachant le portrait de la mère de Sirius s'ouvraient. Mais pour une fois, ils restèrent fermés. Merci à la barbe de Merlin !
La meneuse de l'Ordre du Phénix se dirigea directement dans la cuisine. Dans un sourire nostalgique, elle se rappela l'époque ou Harry était encore en vie, tout comme Sirius... Il était dommage qu'ils soient mort. Ce n'était pas juste.
Minerva entreprit de préparer le petit déjeuner. Elle n'avait aucune idée de combien de personnes seraient présentes ce matin là, surtout qu'aucune réunion n'était prévue. Une fois l'eau mise à chauffer, Minerva s'nfonça un peu plus dans la cuisine, dans l'espoir de trouver le pain qu'elle avait "acheté" la veille dans Londres. Pauvre moldu... mais il fallait bien qu'elle vive, elle aussi. EN être réduite à voler... mais elle avait mit de l'argent dans sa poche, en contrepartie. Elle le trouva dans le placard. Avec sa baguette, elle le fit aller sur la table, et entreprit d' envoyer aussi quelques tasses, dans l'espoir où il y aurait un peu de monde ce matin là au 12, Square Grimmaurd.
Attendant que l'eau soit assez chaude, et que la bouilloire siffle, l'ancienne professeure de métamorphose s'assit dans un fauteuil, dans l'ombre, et entreprit de métamorphoser l'une des tasses à distance. Cette tasse passa par les formes d'oeuf, de petite cuiller, d'assiette, d'aiguille à tricoter finement taillée... et bin d'autrs encore... Elle passait ainsi le temps...
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Re: Une matinée calme... ou pas. [Libre]

Message par Sarajeez Prince le Ven 3 Juil - 17:20

Alors que la plupart des gens avancent d'un pas rapide, rasant les murs et se faisant furtifs pour ne pas attirer l'attention, Sarah-Jezabel Prince, elle, avance à son rythme, sans se presser, mais sans se cacher non plus. Elle sait qu'on lui fichera la paix, car, non contente d'être une collaboratrice, elle est également la dernière descendante honorable de la famille Prince, Sang-purs très fortunés, et des Rosenkreuz, dont la réputation d'occultistes n'est plus à faire.
Il y a quelques temps que l'étrange blonde cousine de Severus Snape - de sinistre mémoire - n'est pas revenue Square Grimmaud. Elle n'en a guère eu le temps, surtout avec la réouverture de Poudlard, qui a donné bien du travail au ministère... Et puis Sarajeez doit également prendre soin de sa mère, dont l'état de santé commence à devenir préoccupant...
Mais pour l'heure, elle préfère ne pas y penser, tandis qu'elle se dirige posément vers le refuge des membres de l'ordre. Elle a jeté un sac sur son épaule, plein de victuailles. Elle sait que nombreux sont ses collaborateurs qui ne peuvent manger à leur faim, faute de pouvoir se ravitailler sans risquer de se faire prendre. Aussi fait-elle parfois un passage pour apporter de quoi remplir le garde-manger pour deux-trois semaines.
Arrivée Square Grimmaud, Sarajeez jette un regard autour d'elle, puis frappe à la porte de la maison, avant d'entrer et de poser son sac à terre. A un portrait qui la regarde d'un oeil torve, elle jette :

"Cache-toi donc, vieille harpie. Quand on est laid à ce point, c'en devient offensant !"

Le portrait, outré, suffoquant, veut parler, mais Sarajeez étouffe ses vitupérations en le retournant d'une main négligente contre le mur, puis ramasse son sac et passe dans la cuisine en marmonnant avec un sourire narquois :

"Je t'avais bien dit de te cacher..."

Elle n'allume pas la lumière, se dirige tout droit vers le plan de travail, où elle pose ce qu'elle a apporté et, sans se retourner, lance :

"Bien le bonjour."

Depuis qu'elle a rallié l'Ordre, de nombreuses années auparavant, Sarajeez hésite toujours à appeler celle qui fut l'une de ses professeurs par son prénom. Elle n'a jamais pu s'y faire, et McGonagall ne lui en a jamais donné expressément l'autorisation... Alors, autant que possible, elle évite d'avoir à le faire.
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Re: Une matinée calme... ou pas. [Libre]

Message par  le Ven 10 Juil - 18:41

Un jeune homme descendait les marches de Ste Mangouste d'un pas lent et un peu lourd. Il était las. Il venait de passer de longues heures à soigner des patients très mal en point, dont les souffrances l'atteignaient jusque dans sa chair. Il souffrait à présent d'une atroce migraine qui, petit à petit, envahissait son cerveau, brouillait sa vue et rendait sa démarche hésitante. Aussi goûtait-il avec un certain soulagement le brouillard et la fraîcheur des rues de la cité, après la chaleur suffocante qui régnait en maîtresse à l'hôpital.
Ce jeune homme s'appelait Gabriel Orlock. Il était né en Ukraine et était arrivé en Angleterre seulement quelques années plus tôt. Ce jeune homme que son enfance sous la dictature soviétique et son statut de médicomage auraient dû pousser vers la neutralité, voire même vers la voie de l'Ordre, était un Mangemort. Ou peut-être pas. Peut-être était-il un Membre de l'Ordre. Donnait-il des informations sur les Mangemorts à l'Ordre, ou bien l'inverse ? Qui aurait pu le dire ? Personne. Aucun de ses compagnons de lutte, d'un côté comme de l'autre. Il s'étonnait lui-même de la facilité avec laquelle il avait réussi à convaincre Minerva McGonagall, la chef de l'Ordre. Pourtant, après la trahison de Snape... De même, il était surprenant qu'il ait été si bien accueilli parmi les Mangemorts...
Gabriel n'aimait pas participer aux massacres et aux batailles. Son don d'empathie était par trop encombrant et handicapant dans ces occasions. Il en devenait alors un poids et un danger inutile, accablé par les multiples souffrances qui l'investissaient, ainsi que par la tempête de sentiments contradictoires qui envahissaient son esprit et son âme. Il était convenu une fois pour toutes que Gabriel resterait à l'arrière, dans un camp comme dans l'autre. Ses talents de médecin étaient trop précieux pour être gâchés...

Pour l'heure, c'était le membre de l'Ordre qui venait de quitter Ste Mangouste. Il se rendait, en se tenant parfois au mur pour ne pas tomber, et en se guidant à l'aveuglette, jusqu'au Square Grimmaud, QG de l'Ordre. Il apportait des nouvelles sur ce qui se tramait à Poudlard, et les besoins qu'il allait falloir remplir, des suggestions, des idées, des renseignements... Il n'aurait aucune peine à paraître éprouvé, la migraine battant à ses tempes suffisant à donner à sa physionomie générale un aspect inquiet, souffrant.
Il arriva enfin et regarda soigneusement autour delui - au cas où on l'aurait observé des fenêtres - avant de faire apparaître le numéro 12 et d'en pousser la porte. L'obscurité du couloir froid et humide lui fit du bien. Il soupira d'aise et, comme toujours, se dirigea vers la cuisine, siège des discussions informelles par excellence. Il y trouva la silhouette androgyne et la longue chevelure blonde de Sarah-Jezabel Prince, et devina dans un coin l'ombre de Minerva McGonagall. Le jeune homme se racla la gorge et croassa, de la voix rauque et cassée de celui qui est resté trop longtemps sans parler :


Bonjourr à vous.

Ses années en Angleterre n'avaient pu avoir raison de son accent Ukrainien fortement marqué, ni des quelques erreurs grammaticales qu'il faisait encore parfois. Il eut la force de surmonter sa migraine pour esquisser un sourire qui illumina son visage d'ange. Un ange déchu, aimait-il parfois à penser...


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Edit MDJ :
ce poste appartient à Gabriel Orlock.


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Message par Vyktorija Stoneheart le Jeu 16 Juil - 0:55

Quelques instants après que la haute et belle silhouette du Dr Orlock eut quitté le parvis de Ste Mangouste, une autre silhouette, également haute, mais décharnée, flottant dans une robe de sorcière noire, se glissa dans la brume à son tour. Cette silhouette squelettique et douloureuse n'était pourtant pas celle d'une patiente quittant son lit de douleurs, mais bien celle du Dr Vyktorija Stoneheart, assistante médicomage. Comme beaucoup de ses collègues, elle achevait à l'instant une longue garde. Mais contrairement à la plupart d'entre eux, elle ne rentrait pas chez elle : elle avait encore deux autres personnes à soigner avant de pouvoir seulement envisager de penser à prendre quelque repos. Elle n'était pas la seule médicomage de l'Ordre, elle le savait... Mais elle était la seule à pouvoir se rendre disponible en quelques instants et à n'importe quel moment.
Voilà pourquoi elle marchait à cet instant d'un pas rapide vers le Square Grimmaud, fendant la brume et se faufilant dans la foule avec une agilité surprenante au vu - si j'ose dire - de sa cécité. Comme toujours, la jeune femme était sur les nerfs - littéralement : elle ne se soutenait plus, ne marchait, ne parlait, ne pensait plus, même que grâce à ses nerfs trop tendus. Elle avait depuis longtemps dépassé le stade de la fatigue - depuis près de trois ans - depuis qu'elle avait perdu la vue. Dès lors, elle n'avait plus jamais cessé. La douleur et la brûlure de cette blessure ne l'avait plus quittée, et son sens du devoir l'amenait à courir sans cesse d'un point à un autre, prodiguant ses soins et distribuant les potions qu'elle savait si bien préparer à ceux de son camp qui en avaient besoin.
Elle ne mit pas longtemps à rejoindre le QG de l'Ordre, et s'y engouffra sans plus attendre. Elle referma la porte derrière elle et resta un long moment immobile, adossée au panneau de bois, goûtant le silence et la pénombre de la vieille maison où, plus d'une fois, elle était venue passer la nuit après l'une ou l'autre mission. Combien de fois s'était-elle assise en silence dans le salon à la tapisserie, ressassant son passé, cherchant à découvrir ce que sa mère avait bien pu enfouir dans sa mémoire, cette nuit tragique où elle était morte, recherchant du bout des doigts son nom ? Des centaines, de milliers de fois depuis cinq ans...
Elle finit par se redresser et s'avança vers la cuisine dont elle poussa la porte. Il y avait là plusieurs personnes. Une forte odeur de plantes infusées lui monta au nez. Minerva se trouvait là, prenant sans doute les plantes qu'elle lui avait données pour soigner en profondeur ses blessures. Un autre parfum, éminemment masculin - Fahrenheit, de Dior, un parfumeur moldu - vint s'y mêler, signalant à Vyktorija que Sarah-Jezabel Prince se trouvait également là. Cette constatation lui arracha un sourire. Le visage androgyne, les grandes lunettes rondes et les longs cheveux blonds de la collaboratrice faisaient partie de son paysage familier depuis sa plus tendre enfance. Après tout, Sarajeez était l'une des meilleures amies de sa défunte mère.
Un troisième parfum - une odeur, plutôt, familière, vint parachever le tout. Vyktorija identifia son collègue, le Dr Orlock. Elle ne connaissait pas bien le jeune Ukrainien, à peine plus vieux qu'elle-même, mais elle était confiante : c'était un médecin compétent, qui semblait dévoué à ses patients, et dont le don encombrant d'empathie empoisonnait la vie. Il venait du même pays que la mère de Malwen. D'ailleurs, celle-ci, quand elle discutait avec lui, lui parlait russe. Elle ne connaissait pas son passé, mais dévinait que sa vie n'avait pas dû être rose tous les jours...
La jeune fille se dirigea droit vers la table et y déposa son sac de cuir arborant l'écusson de Serpentard. Elle en suivit un instant le tracé, pensive. Cet écusson avait souvent été une garantie de tranquillité pour elle dans les rues où les Mangemorts faisaient la loi... Elle soupira.


Bonsoir.

Elle ne posa pas de question. Ils étaient vivants, là était le plus important. Le reste viendrait en temps et en heure. Elle intercepta la bouilloire au passage, fit venir une tasse à elle, se servit, puis laissa l'ustensile retourner à sa place. Elle tira de sa poche quelques flacons, en versa quelques gouttes en dosant à l'oreille, puis s'assit sur la table, en une pose d'adolescente, les pieds sur une chaise, les coudes sur les genoux. Son dos s'arrondit un peu, sa tête se courba au-dessus de la tasse que ses mains glacées enserraient. Cela ne dura qu'un instant. Déjà, elle se redressait, prenait une gorgée de sa boisson, sautait à as de la table et se dirigeait vers le fond de la pièce où se trouvait Minerva.

Vos plaies se sont refermées ?

Vyktorija était ainsi. Elle savait qu'elle aurait eu besoin d'un temps de pause plus long - d'une bonne nuit de sommeil - d'un repas digne de ce nom - de s'asseoir plus de trente secondes pour souffler, ne s'occuper de personne pendant quelques minutes. Mais elle ne voulait pas se les accorder. Elle voulait reprendre son service, même au détriment de sa propre santé - prouver que, même aveugle, elle savait se rendre utile. Se le prouver à elle-même surtout...

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Re: Une matinée calme... ou pas. [Libre]

Message par Sarajeez Prince le Mar 21 Juil - 13:02

Sarajeez ne répond pas au salut de l'Ukrainien. Elle ne sait pas que penser de lui : arrivé récemment de sa lointaine steppe pour plonger au coeur de l'Enfer, Mangemort... et pourtant, il a rejoint leurs rangs. Sarajeez ne remet pas en question les capacités décisionnaires de Minerva McGonagall... Mais, à sa place, elle se serait montrée plus méfiante... Après la trahison de Severus !
Un sujet qu'elle n'aborde jamais d'elle-même, et qu'on n'aborde que rarement en sa présence. Sarajeez ne défend jamais son cousin, sachant que ce serait inutile, et ne trouvant pas en elle-même suffisamment de foi en lui pour justifier ce qu'il a fait. Pourtant, elle en souffre. En silence, mais réellement. Car Sarajeez aimait beaucoup son cousin, avant. Ils étaient proches, enfants, puis adolescents. L'âge adulte leur a fait en définitive beaucoup de tort.
Elle songe à nouveau à Orlock. Il est jeune. Il y a beaucoup de choses, beaucoup d'enjeux dont elle doute qu'il soit bien conscient. Comme ce jeune Français, membre de la Résistance, cet Erik. Eux sont entrés dans la lutte pour se venger, régler des comptes. Ils ne semblent pas comprendre qu'il s'agit de bien plus que d'une guerre "personnelle"... Enfin, Orlock semble tout de même être sincère... et ses talents de médicomage sont bien utiles... Son don d'empathie, pour encombrant qu'il soit, a permis de sauver plus d'un membre de l'ordre, déjà.

L'arrivée de Vyktorija lui fait lever la tête. Elle se retourne, a un sourire que la jeune femme ne peut pas voir. Sarajeez - comme tous ceux qui ont un jour connu Alekseia Lazlo - est à chaque fois frappée par l'étrange ressemblance qui existe entre la défunte et sa fille. Vyktorija possède trait pour trait le visage de sa mère, et même éteints, ses yeux ont gardé la même couleur d'ambre. Seule la chevelure noire et raide et la maigreur de Vyktorija les distinguent.
Elle ne répond là encore pas au salut de la jeune femme, mais s'approche, observant attentivement son attitude, ses gestes. Elle devine la lassitude, la fatigue... et cette foutue fierté qui l'empêche toujours d'agir simplement... Car déjà, à peine s'est-elle assise que la jeune aveugle est de nouveau debout, prête à recommencer. Alors, sans un mot, Sarajeez s'approche, la prend par les épaules et la tire doucement mais fermement vers la table.

"Assise. On a bien le temps de s'occuper de ça. Y a plus urgent."

Elle lui remet de force dans les mains sa tasse, s'en prend une. Sarajeez n'a jamais été un parangon de douceur et de délicatesse, surtout depuis qu'elle a décidé d'assumer le rôle de "l'homme de la maison", à l'âge de douze ans. Mais elle sait tout de même se faire obéir sans avoir à élever la voix. Elle a suffisamment de charisme et d'autorité pour ça. Elle s'appuie au bord de la table, prête à faire se rasseoir Vyktorija si besoin est. Elle sait que Minerva ne lui en voudra pas : le délabrement physique de la jeune fille est si évident qu'il faut bien faire quelque chose pour la protéger d'elle-même...
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Re: Une matinée calme... ou pas. [Libre]

Message par Minerva McGonagall le Mar 28 Juil - 22:32

Minerva calme dans son coin, ne répondit pas à Sarajeez lorsqu'elle entra, ne levant que les yeux. MInerva s'était renfermée, beaucoup, depuis la mort d'Harry J. Potter. Elle qui, déjà, ne parlait pas beaucoup était devenue beaucoup plus silencieuse, ne parlant qu'en de rares occasions, ses phrases les plus complètes étant réservées aux réunions où aux réflexions qu'elle faisait lorsque certains des membres s'entraînaient dans l'une des multiples pièces du 12 Square Grimmaud. Car depuis qu'elle avait quitté Poudlard, elle avait eu de nombreuses occasions de se battre, contre d'anciens élèves comme d'anciens camarades, comme Lempicka. Car le seul camarade d'école qu'elle n'avait encore pu combattre et essayé d'abattre était le Seigneur des Ténèbres , maitre de l'Angleterre conquise, qui cherchait à dominer les résistants. Minerva ne sortait plus guère, sauf lors des échauffourées, ce qui lui avait permis de re-décorer l'ancienne maison des Black, sachant que deux d'entre elles vivaient encore (car ignore encore l'existence de Felicity X-B).
Gabriel entra à son tour. Minerva ne l'avait encore jamais fait participer aux réunions importantes de l'Ordre, dont celles qui réunissaient l'Ordre et la Résistance. Certaines paroles qui, jusqu'alors n'étaient jamais dites en sa présence commençait à l'être, avec le temps. Il était différent de Severus, et cette différence avait aidé Minerva à pencher en la faveur du Docteur Orlock. Elle savait que certains des membres étaient méfiants envers lui, et sans doutes avaient-ils raison. Ils ne tentaient d'ailleurs plus de la raisonner, mais elle savait et comprenait leurs réticences.
La jeune Vyktorija entra à son tour. Elle, elle était entrée du temps de Dumbledore alors qu'elle n'était pas encore devenue majeure. Même Albus ne savait pas totalement de quoi il retournait avec cette jeune fille, mais il avait dit à Minerva de garder un oeil sur elle, de veiller sur elle, même si elle était parfaitement capable de vivre et de se débrouiller par elle-même. "Les oiseaux qui tombent du nid ont parfois besoin d'en trouver un autre pour se rassurer." lui avait-il un jour dit, en parlant... de personne en particulier, mais ceci pouvait s'appliquer à la jeune femme à ce moment précis. C'est alors que Vyktorija, qui venait de se poser (au grand réconfort de la Gardienne de l'Ordre), se leva aussi sec pour venir vers elle. Minerva allait la repousser sèchement lorsque Sarajeez vint la chercher et la fit se rasseoir. Nul doute que Vyktorija repasserai à l'attaque plus tard.
Elle remarqua que la bouilloire enchantée était venue verser de l'eau dans une tasse posée sur l'accoudoir de son siège, où elle avait déposé les herbes. Elle ne se rappelait plus l'avoir fait... tant pis. Elle prit celle-ci dans les mains, après avoir rendu à l'objet de ses métamorphoses sa forme première. Et avant d'y tremper les lèvres, elle dit à la jeune femme :

"Ne vous préoccupez pas de moi, Vyktorija. Je vais beaucoup mieux grâce à vos soins, ce qu'il me faut maintenant, c'est du repos. "

L'ancienne professeur de métamorphose adressa un clin d'oeil à Sarajeez. Elle posa ensuite son regard sur Gabriel....

"Il y a des chambres de libre à l'étage Gabriel, n'hésitez pas à y monter. "

Qui aurait seulement imaginer Minerva en maîtresse de maison ?! Sûrement pas elle... et pourtant, c'est ce qu'elle était en partie devenue.


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Re: Une matinée calme... ou pas. [Libre]

Message par Gabriel Orlock le Mer 29 Juil - 12:22

Gabriel sentit la présence de Vyktorija Stoneheart bien avant que de la voir. Cela commença par une sensation de brûlure autour des yeux - une sensation devenue presque familière avec le temps, quoique toujours aussi intolérable. Puis, une sourde lassitude, et une douleur lancinante qui irradiait à travers tout son corps. Enfin, il y eut dans sa tête comme une explosion de sentiments et de sensations. La colère, la révolte, la haine même, mais aussi une profonde tristesse, une angoisse savamment ensevelie, et beaucoup d'autres choses... Comme si deux âmes s'étaient retrouvées enfermées dans ce corps supplicié.
Même si chaque rencontre avec la jeune aveugle était pour lui une époreuve - au sens physique du terme - Gabriel ne pouvait s'empêcher d'éprouver à son égard une sorte d'admiration. A vingt ans à peine, elle survivait littéralement, en portant en elle toutes ces souffrances, et toutes ces émotions, qui, lui, le laissaient ensuite épuisé et vide. Oui, il fallait être d'une trempe exceptionnelle pour réussir à vivre ainsi en ayant en soi une âme aussi tourmentée et un corps aussi délabré.
La présence de Sarajeez Prince et de Minerva McGonagall étaient, en comparaison, comme un soulagement pour lui. L'ancienne enseignante était quelqu'un de posé, de calme, avec un esprit méthodique et ordonné, et si elle n'était pas toujours tranquille, ce n'était rien par rapport à la jeune fille. Son corps était presque guéri, et la vague douleur que Gabriel ressentait encore en se concentrant sur elle était presque infime - là encore par rapport à celle qui s'abattait sur lui quand il se tournait vers l'aveugle. De même, la collabo était en bonne santé, physique et mentale. Elle était forte, puissante même. Secrète et renfermée, mais avec un esprit clair, analytique, qui ne se laissait pas envahir par ses émotions. Son âme était, comme beaucoup, pleine de paradoxes, mais elle en était consciente. Cela suffisait à faire d'elle une sorte d'oasis pour Gabriel : sa sérénité et son flegme étaient pour lui le meilleur moyen de se remettre des émotions trop vives ressenties.
Il assista sans mot dire à la courte scène qui se déroula entre Sarajeez et Vyktorija. En tant que médecin, il ne pouvait qu'approuver le geste de la grande blonde : Vyktorija, à force de vouloir toujours dépasser ses limites, finirait un jour par s'écrouler. Et il n'était pas sûr qu'alors elle serait en mesure de se relever...
Gabriel vint à son tour s'asseoir, au bas bout de la grande table de la cuisine. A l'invitation de Minerva, il répondit en secouant poliment la tête.


Merrci, non. Je ne rreste pas longtemps. Je apporrte à vous - non. Je vous apporrte - quelques rrenseignements, puis dois rreparrtirr.

Gabriel, prudent, distillait ses paroles avec précautions, comme auprès des Mangemorts, il retenait certaines informations. Il savait que s'il abattait ses cartes d'un coup, il risquait de ne plus avoir de jeu par la suite et de se faire battre - comprenez : de se faire découvrir. De même, des deux côtés, il jouait de son statut d'étranger, s'exprimant dans un anglais souvent approximatif, alors qu'il parlait parfaitement cette langue, et presque sans accent... Mais il s'était bien gardé de le dire à quiconque, sachant qu'ainsi, les gens parleraient plus librement devant lui, croyant qu'il ne comprendrait pas ce qu'ils disaient.
Quel jeu jouait-il ? Nul ne le savait, que lui. Pas même le Seigneur des Ténèbres, qui pourtant faisait de fréquentes incursions dans son esprit. Mais Gabriel avait eu le temps et l'occasion de s'entraîner, et pouvait opposer une façade bien léchée, habilement montée, sélectionnant certains souvenirs, les montant soigneusement pour en faire comme un film de sa vie... La vie qu'il avait choisie de raconter. Qui était vraiment Gabriel Orlock ? Hormis Gabriel lui-même et sa chère tante Ekaterina, personne n'aurait pu le dire.
Pour l'heure, il s'installait sur sa chaise, silencieux, se composant le visage de celui qui cherche ses mots dans une langue qui n'est pas la sienne et qu'il ne maîtrise que difficilement, et attendait que l'une des trois femmes posât des questions. Il savait que cela ne tarderait pas...
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Re: Une matinée calme... ou pas. [Libre]

Message par Minerva McGonagall le Dim 6 Sep - 13:13

Commencez quand vous voulez, Gabriel

Minerva était épuisée, et surtout, n'était pas en mesure de poser des questions quelles qu'elles soient. Dans un geste de la main invitant le mangemort-membre de l'ordre à lui donner les informations qu'il possédait, elle ferma les yeux, respirant son infusion d'herbes. Elle aimait cette odeur de thym qui lui rappelait vivement son enfance tendre et chérie. Elle avait changé, beaucoup changé depuis lors. Elle était devenue plus sèche et ferme. Malgré son âge, elle n'avait pas ramollit, même si elle était moins, beaucoup moins endurante.

Le silence grandissait dans la salle. Il ne pesait pas, il s'allongeait juste. Minerva se demandait si le mangemort officiel allait finir par parler. Mais en fait, elle préférait le silence. Elle était tellement habituée, désormais, au silence et à la solitude, que le bruit, elle ne le supportait guère, et la présence des autres... Il fallait qu'elle s'y prépare à l'avance. Même lorsqu'elle allait combattre, généralement, elle était plus loin que les autres, attirant vers elle des mangemorts pourr faciliter les missions des siens.

Les pensées de l'ancienne professeure de métamorphose vagabondaient, parcouraient son enfance, son adolescence à Poudlard, où elle avait rencontré Tom Elvis Jedusor sans même se douter de ce qu'il allait devenir. Comment Albus avait-il donc fait pour se douter à ce point que toutes ces exactions étaient commises par l'un des anciens préfet et préfet en chef de serpentard ? Il avait toujours e cette clairvoyance qui manquait à Minerva, et elle essayait de composer au mieux, et ce n'était pas très simple, elle qui réagissait parfois sous le coup de l'émotion de façon très forte.

Elle ouvrit les yeux, pour ne pas repenser à Harry. Son regard se posa sur le mangemort.
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